LA FAMILLE TOT

de Istvàn Örkény - Traduction française, Claude Roy - Texte édité aux éditions Gallimard

 

Une comédie acide à l'humour décalé

Un beau matin débarque dans la Famille TOT un étrange et tyrannique commandant insomniaque qui sème la zizanie et transforme leur vie paisible en véritable enfer. Leur fils au front, les parents espèrent améliorer son sort en accueillant dignement son supérieur hiérarchique. Les TOT se plient dès lors à toutes les lubies de ce militaire excentrique. Quiproquos et situations loufoques s'enchaînent dans une comédie acide à l'humour décalé.
Sous ses dehors de farce villageoise, la Famille TOT est une petite merveille satirique. Comment les TOT finiront par se débarrasser de ce commandant, c'est toute l'histoire de cette grande farce profonde aux arrières plans subtils et amers d'apologue.
On comprend en lisant Örkény le sens de l'expression "rire libérateur".

 

DISTRIBUTION

Mise en scène : Jean Doucet

Avec Philippe Rambaud, Catherine Artigala, Marie Moriette, Benoit de Gauléjac, Jean Doucet, Nicolas Naudet et Stéphane Hoareau  

Scénographie :           Benjamin Gibert
Création lumière :      Delphine Perrin
Musique Originale :   Nicolas Naudet, Stéphane Hoareau et Luc Zalay
Régie générale :        Hawa Koné

Production : Le Théâtre Ouranos
Avec le soutien de la Région Poitou-Charentes et de la Spédidam
Avec l'aide du Théâtre de la Commune - CDN d'Aubervilliers - et de l'Institut Balassi - Institut Hongrois de Paris -

Durée : 1h40

 

NOTE DU METTEUR EN SCÈNE

Il y a dans la Famille TOT une humanité déconcertante. Örkény nous offre une pièce aux procédés étroitement liés à ceux d'un Ionesco, où le rire se fait bouclier de l'horreur. Quel humour, quelles drôles de situations et pourtant quelle gravité dans les enjeux. Chaque personnage de cette farce amène à rire ; ils ne sont ni bons, ni vraiment mauvais, ils sont humains. C'est bien pour cela qu'ils vont se retrouver démuni face à la tyrannie qui va bientôt s'installer dans leur propre maison.
Deux réactions s'imposent : la capitulation, pour faire "bonne figure" éviter le conflit et obtenir du chef la sécurité de leur fils, ou la résistance pour ne pas perdre liberté et dignité.
L'humour dont use Örkény avec génie provoque un rire de résistance, un rire qui ne laisse pas le spectateur passif, qui interroge tout en distrayant, qui inquiète tout en amusant. Ainsi, le théâtre remplit son rôle et devient un formidable moyen d'indignation.


ISTVÀN ÖRKÉNY

Örkény est né à Budapest en 1912, d'une famille de pharmacien de père en fils. Suivant la tradition, il fait lui aussi des études de pharmacien et d'ingénieur chimiste avant de commencer à écrire. Son premier recueil de nouvelles paraît en 1942.
Quelques jours plus tard, il est mobilisé, envoyé sur le front russe. Fait prisonnier six mois plus tard, après la bataille de Stalingrad, il passera près de cinq ans dans les camps. Après l'Octobre hongrois, en 1956, il travaille en usine, hors-la-loi de la littérature.
Son retour, en 1965, avec un recueil de contes, un roman, puis au théâtre la Famille TOT consacrera Örkény comme l'un des meilleurs écrivains hongrois.


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MUSIQUE DU SPECTACLE EN ÉCOUTE

Crédit : Emmanuel Herault

LA PRESSE EN PARLE

"... En mettant en scène ce texte du Hongrois Istvan Örkény, Jean Doucet ouvre la porte d'un univers qui va se déglinguer, jusqu'à l'incertitude de la raison. Le père, chef des pompiers, a-t-il insulté ? Personne n'a entendu, ni vu. Demain, après-demain seront plus oppressants encore, sans violence physique. La résignation sera-t-elle triomphante ? Ionesco n'est pas loin, et Kafka non plus." L'Humanité

"...Superbe d'intelligence et d'invention, la mise en scène de Jean Doucet rend compte de la richesse de l’œuvre en évitant de surligner les scènes, utilisant plutôt l'ellipse et la métaphore. Homogène, la distribution offre aux excellents comédiens l'occasion de magnifier cette œuvre à la beauté noire." La Provence

"la Famille TOT explore les mécanismes du pouvoir et de la soumission en exhibant les multiples déclinaisons du totalitarisme. Le texte écrit en 1968, est d'une redoutable actualité."  Le courrier de l'Ouest

"Une chose est sûre, si dans la pièce les TOT veulent se débarrasser de l'envahisseur, le spectateur, lui, n'est pas pressé de se débarrasser de ces acteurs formidables." La Nouvelle République

Émission TV "Au cœur du OFF" Avignon 2015

Émission de radio du festival d’Avignon in et coup de cœur du off, à écouter ici

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On en parle  dans "les carnets de la création" de Aude Lavigne

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